Comprendre & agir

La maladie de Parkinson est une maladie chronique qui affecte progressivement la capacité à produire des mouvements. Au fur et à mesure, les symptômes de la maladie apparaissent et s’aggravent avec le temps. Cependant, vous avez le pouvoir d’agir pour maintenir une bonne qualité de vie et vos activités quotidiennes.

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui se manifeste principalement par des troubles du mouvement. Contrairement à beaucoup d’autres cas d’atteintes neurologiques, l’anomalie à la base de la maladie de Parkinson est connue et s’explique par la perte des neurones d’une partie du cerveau nommée la substance noire.

Ces neurones, qui contrôlent les mouvements, communiquent entre eux grâce à un élément chimique, la dopamine. La diminution du nombre de ces neurones entraîne une baisse du niveau de dopamine et donc, une moins bonne gestion des mouvements et l’apparition de symptômes moteurs. D’autres parties du cerveau sont également touchées par la maladie, ce qui explique l’apparition des symptômes non moteurs.

La perte des neurones est un processus lent. Les symptômes moteurs commencent à apparaître lorsque près de 80 % des neurones dopaminergiques ont disparu. La mort des neurones est causée par une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques. Bien qu’on ne puisse pas encore guérir la maladie de Parkinson, il existe plusieurs traitements pour atténuer ses symptômes et donc, pour améliorer la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes.

Au moment où le diagnostic est prononcé, on estime que 80% des cellules produisant la dopamine ont déjà cessées de fonctionner

Évolution de la maladie

Chaque personne atteinte de la maladie de Parkinson est unique et, comme telle, sujette à développer des symptômes différents. Cependant, étant donné qu’il s’agit d’une maladie progressive, les symptômes existants s’aggraveront, et de nouveaux symptômes pourraient se manifester.

Il est difficile d’évaluer la rapidité avec laquelle le Parkinson évoluera chez chacun. En général le premier stade de la maladie est une période de lune de miel qui peut durer de 3 à 8 ans et qui se définit par une vie pratiquement normale. C’est une période de meilleure efficacité du traitement. Il est possible que la dégénération se produise plus vite chez les personnes qui sont plus âgées à l’apparition des premiers symptômes. Il est possible également que le Parkinson progresse moins vite quand le principal symptôme consiste en l’apparition de tremblements, surtout s’ils commencent d’un seul côté.

Vous pouvez mener une vie active tout en ayant le Parkinson, en fonction de votre âge lors de l’apparition des premiers symptômes, votre manière de gérer vos symptômes, et votre état de santé général. Dans la plupart des cas, la maladie de Parkinson ne réduit pas l’espérance de vie. Cependant, à mesure que l’on vieillit et que la maladie progresse, les risques augmentent. Ainsi, un mauvais équilibre peut entraîner des chutes; et les problèmes de déglutition, si on les néglige, peuvent dégénérer en pneumonie. Le Parkinson est une maladie chronique (à long terme) qui nécessite une vigilance et une gestion continues pour maintenir une bonne qualité de vie.

Symptômes

MOTEURS

Quatre symptômes moteurs sont les principales manifestations cliniques sur lesquelles repose le diagnostic de la maladie.  Les principaux signes qui permettent de poser un diagnostic de la maladie sont la présence de deux des trois premiers symptômes.

Les tremblements sont des mouvements de va-et-vient incontrôlables et rythmés qui se répètent avec précision dans une ou plusieurs parties du corps. C’est le symptôme de la maladie de Parkinson le plus connu du grand public. Ils affectent souvent un seul côté du corps. Leur nature est un élément important du diagnostic.

Les tremblements caractéristiques de la maladie de Parkinson sont des tremblements de repos.

  • Ils se produisent quand le membre est inactif, par exemple, lorsque la personne est assise et que sa main est posée sur sa cuisse.
  • Ils diminuent pendant le sommeil et lorsque le membre est activement utilisé.
  • Ils ont tendance à s’atténuer lorsqu’un mouvement est fait volontairement.

Les tremblements restent un des symptômes les plus gênants de la maladie. C’est par ailleurs le symptôme de la maladie de Parkinson le plus visible et le plus connu du grand public. Les tremblements affectent en général un seul côté du corps, en particulier dans les premiers stades de la maladie de Parkinson. Mais avec l’évolution de la maladie, les deux côtés peuvent être affectés. En général, leur intensité se stabilise à un moment donné et ils cessent de s’aggraver.

La rigidité associée à la maladie de Parkinson réfère aux raideurs dans les membres ou le torse. Il s’agit d’une tension excessive des muscles qui les empêche de s’étirer et de se détendre. C’est le plus fréquent des symptômes de la maladie. Elle peut affecter un côté du corps ou les deux.

La rigidité fait partie des symptômes moteurs de la maladie de Parkinson, tout comme la lenteur des mouvements et les tremblements. Elle n’affecte pas toutes les personnes vivant avec la maladie. 

Certaines personnes la ressentent d’un seul côté du corps tandis que d’autres la ressentent des deux côtés. Elle apparaît généralement dans les muscles des épaules, des bras et des jambes. Mais elle peut aussi être ressentie au niveau du cou, du tronc, des hanches et des chevilles.

La rigidité peut entraîner :

  • Des douleurs
  • Des crampes
  • Une perte d’expression faciale
  • Des difficultés de communication
  • Une incapacité à correctement tenir des ustensiles
  • Une difficulté à s’habiller et à boutonner ses vêtements
  • Une posture voûtée
  • Une réduction de l’amplitude des mouvements
  • Une difficulté à se lever du lit ou d’une chaise

La raideur est souvent confondue avec d’autres maladies ou symptômes associés au vieillissement, tels que l’arthrite, surtout dans les premiers stades de la maladie.

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La lenteur des mouvements, aussi appelée bradykinésie, est l’un des symptômes les plus fréquents de la maladie de Parkinson. Elle affecte la dextérité et la coordination de l’ensemble des mouvements. 

La bradykinésie implique une lenteur dans l’exécution (plutôt que dans l’initiation) des mouvements ainsi qu’une réduction de l’amplitude des mouvements. 

La bradykinésie constitue avec les tremblements et la rigidité, les principaux symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Elle peut affecter un seul côté du corps ou les deux. Dans le quotidien, la bradykinésie se manifeste, entre autres, par :

  • une réduction de la dextérité fine qui va entraîner des difficultés à boutonner ses vêtements, lacer ses souliers, faire sa toilette
  • de la lenteur dans la marche, la parole et affecter la forme de l’écriture
  • la diminution de la taille des pas, de la fréquence de clignement des yeux et de l’expression faciale

Les tâches et activités du quotidien prennent donc plus de temps à exécuter. La bradykinésie peut être particulièrement frustrante car elle est souvent imprévisible. Un instant vous pouvez vous déplacer facilement et l’instant d’après, vous avez besoin d’aide. Avec l’évolution de la maladie de Parkinson, certaines tâches peuvent devenir impossible à réaliser.

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Les pertes d’équilibre et la prévention des chutes font partie du quotidien des personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson. Avec le temps, chaque personne finit par souffrir d’instabilité posturale, mais vous pouvez agir sur la gravité des troubles de l’équilibre et la fréquence des chutes.

 

La maladie de Parkinson affecte de manière importante la marche des personnes atteintes. Les symptômes moteurs de la maladie, tels que la rigidité, le freezing et le changement de posture perturbent le sens de l’équilibre et peuvent entraîner des chutes. 

Près des deux tiers des personnes qui vivent avec la maladie ont chuté lors de l’année précédente et ces chutes occasionnent, dans la moitié des cas, des blessures dommageables. Heureusement, de nombreuses ressources peuvent vous aider à améliorer votre équilibre et à prévenir ces chutes.

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Le freezing est un blocage des jambes qui empêche de faire de nouveaux pas pendant la marche. Les personnes le décrivent habituellement comme une impression d’avoir les pieds collés au sol.

 
Le freezing est un blocage des jambes qui empêche de faire de nouveaux pas pendant la marche. Les personnes le décrivent habituellement comme une impression d’avoir les pieds collés au sol. Ce blocage peut intervenir lorsque vous souhaitez commencer à marcher, pendant la marche ou quand vous vous retournez sur vous-même. Vous pouvez également être affecté lorsque vous effectuez des mouvements répétitifs, comme parler, écrire ou vous brosser les dents ou les cheveux. Ces épisodes de freezing, qui n’affectent pas toutes les personnes, durent de quelques secondes à plusieurs minutes.
 
La dysphagie est une sensation de gêne ou de blocage ressentie au moment du passage de la salive ou des aliments de la bouche vers l’estomac. Même si elle est plus fréquente dans les stades avancés de la maladie de Parkinson, elle peut survenir à n’importe quel stade de la maladie.
 
Les signes d’un trouble de la déglutition peuvent parfois être subtiles et passer inaperçus. C’est pourquoi vous devez être vigilant et noter tout changement dans la déglutition.

La dysphagie est généralement accompagnée d’un(e) :

  • Excès de salive
  • Difficulté ou incapacité à éliminer les aliments de la bouche
  • Sentiment que les aliments collent ou restent pris dans la gorge
  • Voix rauque
  • Douleur lorsque la nourriture est avalée
  • Inconfort dans la gorge

Les difficultés à avaler lors des repas et l’excès de salive au coin des lèvres peuvent également être des sources d’embarras pouvant accroître l’isolement social.

Compte tenus des risques liés aux troubles de la déglutition (déshydratation, dénutrition, étouffement, pneumonie), il est important d’en discuter le plus tôt possible avec votre neurologue. Une prise en charge précoce permettra de préserver votre santé et votre qualité de vie.

 

Les raideurs et les douleurs musculaires sont fréquentes chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson. Elles peuvent être provoquées par des dystonies ou des crampes musculaires qu’il faut savoir différencier pour pouvoir les traiter efficacement.

La dystonie est un trouble du mouvement causé par des messages anormaux envoyés par le cerveau. Ces signaux causent un raidissement et une torsion involontaire des muscles. Ces spasmes musculaires ou ces mouvements de torsions amènent une partie du corps à se tordre de manière inhabituelle et douloureuse.

Les crampes musculaires résultent principalement d’un manque d’oxygéne, d’eau, ou d’élimination des déchets directement au niveau des muscles. L’origine est donc locale. Les muscles se raccourcissent et se contractent, ce qui provoque une douleur soudaine et aiguë. Les crampes musculaires sont douloureuses mais le plus souvent, elles ne se manifestent pas de manière visible.

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NON-MOTEURS

Beaucoup de patients ne se rendent pas compte que ces autres symptômes sont reliés à la maladie de Parkinson. Par conséquent, ils ne sont pas traités. Ces changements, connus sous le nom de symptômes non moteurs, peuvent aussi avoir un impact sur la qualité de vie.

La fatigue est un des symptômes les plus fréquents et les moins reconnus de la maladie de Parkinson. Pourtant, elle affecte de manière significative la qualité de vie. Une consultation chez le neurologue et l’adoption d’une meilleure hygiène de vie permettent de retrouver une bonne qualité de vie.

Il est difficile de décrire ou encore de mesurer la fatigue. Les personnes vivant avec la maladie de Parkinson peuvent ressentir une fatigue parfois intense. Cette fatigue apparaît sans que la personne n’ait fait un effort ou une activité et elle ne s’améliore pas avec le repos. Sa sévérité n’est pas liée à celle des symptômes moteurs. 

L’impact de la fatigue sur la vie quotidienne et son intensité varient d’une personne à l’autre. Chez une personne donnée, l’intensité peut aussi varier durant la journée.
Vous pouvez vous sentir énergique et capable de réaliser les tâches journalières à certains moments de la journée, et manquer d’énergie pour accomplir des petits gestes du quotidien à d’autres moments.

Mettre sur pied des actions pour mieux gérer la fatigue est essentiel pour maintenir une bonne qualité de vie. Parlez-en avec votre neurologue.

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Les difficultés de communication et plus particulièrement les troubles de la parole contribuent à l’isolement des personnes vivant avec la maladie de Parkinson. Des traitements adaptés offerts par des orthophonistes peuvent vous permettre de maintenir des interactions fructueuses avec votre conjoint, votre famille, vos amis, et vos collègues.

Jusqu’à 90 % des personnes vivant avec la maladie de Parkinson vivent des changements au niveau de la voix, de la parole et du langage.

La micrographie, soit une écriture de plus en plus petite, peut également affecter négativement la communication.

Les changements observés dans la parole sont :

  • Bradykinésie : les mouvements articulatoires de la bouche, de la langue et des lèvres sont moins grands et moins rapides
  • Tremblements et petits mouvements répétitifs des lèvres et de la langue
  • Visage figé et rigide qui donne l’impression que la personne qui parle n’a pas d’émotions
  • Contrôle de la salive diminué
  • Débit rapide et accélération de la parole : la personne parle très vite et on peut avoir l’impression qu’elle bredouille et que des parties de mots manquent
  • Palilalie : ressemble au bégaiement à cause des répétitions fréquentes des syllabes d’un mot (ex. pa-pa-pa-parachute)

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L’anxiété est une émotion normale ressentie lorsque l’on anticipe une situation difficile ou menaçante. Elle permet de prendre les précautions utiles pour éviter les risques. La plupart du temps, l’anxiété est utile et disparaît une fois la situation anticipée passée. Certains épisodes d’anxiété sont associés à la diminution de l’efficacité des médicaments contre le Parkinson.

L’anxiété est extrêmement courante pour la population générale. Chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson, cette émotion est trois fois plus fréquente et les épisodes peuvent être jusqu’à 10 fois plus intenses. 

Dans ses formes les plus légères, l’anxiété peut être ressentie comme un sentiment de nervosité et de pressentiment hors de proportion avec les circonstances. Dans ses formes les plus sévères, elle peut se manifester par des attaques de paniques sans élément déclencheur objectif.

Les épisodes anxieux sont, dans la plus grande partie des cas, appropriés. Leur chronicité et le manque de lien à des éléments déclencheurs objectifs peut alors devenir un obstacle à la réalisation des activités de la vie quotidienne.

L’anxiété se manifeste par des symptômes psychologiques (inquiétude constante, nervosité excessive, sentiment de peur, évitement de situations sociales, difficultés à se concentrer) et des symptômes physiques (battements cardiaques excessifs, transpiration, augmentation des tremblements, étourdissements, difficultés à respirer).

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Les troubles cognitifs légers, comme des pertes de mémoire, peuvent faire partie du processus normal de vieillissement. Toutefois, certains symptômes peuvent aussi être causés par la maladie de Parkinson.
 
La maladie de Parkinson ralentit l’ensemble des mouvements du corps. Ce ralentissement général affecte également les capacités cognitives. La mémoire, l’orientation, l’attention, la concentration, la capacité d’apprentissage, la pensée abstraite, le jugement et le langage peuvent être touchés.

Les troubles cognitifs légers sont caractérisés par des difficultés à :

  • Être attentif
  • Suivre une conversation compliquée
  • Se concentrer pour lire
  • Planifier des activités complexes
  • Trouver des solutions à un problème
  • Prendre des décisions
  • Formuler sa pensée
  • Trouver les bons mots
  • Maintenir des informations en mémoire
  • Apprendre des nouvelles choses
  • Imaginer des choses
  • S’orienter
  • Faire plusieurs choses en même temps

Ces troubles cognitifs légers, bien que perturbants, ne compromettent pas la réalisation des activités de la vie quotidienne. Leur apparition ne veut pas dire que vous avez une démence ou qu’elle va se développer plus tard. Oublier occasionnellement des numéros de téléphone ou des noms, lorsque de l’on a plus de 70 ans, est parfaitement normal.

La démence est diagnostiquée quand les problèmes de mémoire et de pensée prennent plus de place dans la vie et empêchent la réalisation des tâches quotidiennes.

 À savoir :

Les troubles cognitifs légers affectent près de 1/3 des individus avec la maladie de Parkinson.

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l est commun de se sentir déprimé de temps à autre. La dépression est bien plus qu’un sentiment temporaire de tristesse ou de malaise. C’est un symptôme associé à la maladie de Parkinson. Avec de l’aide extérieure et des traitements adaptés, il est possible de la surmonter et de profiter d’une bonne qualité de vie.
Près d’une personne sur 5 qui vit avec la maladie de Parkinson a des épisodes de dépression.
La dépression affecte les personnes de manière très différente et peut causer un ensemble varié de symptômes émotionnels, cognitifs mais aussi physiques. 
  • Perte d’intérêt envers les passe-temps habituels ou les activités quotidiennes
  • Sentiment d’impuissance ou de désespoir presque tous les jours
  • Sentiment d’inutilité, d’angoisse, de soucis ou de peur
  • Incapacité à ressentir de la joie
  • Difficulté ou incapacité à faire sa routine quotidienne
  • Difficulté à se concentrer
  • Perte de confiance en soi
  • Tristesse persistante
  • Baisse d’énergie ou sentiment de grande fatigue
  • Changements d’appétit, en général liés à un changement de poids
  • Troubles du sommeil (insomnie ou sommeil excessif)
  • Idées noires ou suicidaires (dans les cas extrêmes)

Toutes les personnes atteintes de dépression ne présentent pas l’ensemble de ces symptômes.

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Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson ressentent la douleur de manière plus aiguë que les autres. La rigidité musculaire, l’immobilité, les postures inadaptées et les fluctuations de l’efficacité du traitement sont parmi les causes les plus fréquentes des douleurs.

 

50% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent de douleurs. Elles affectent des zones très variées, ont des causes très diverses et nécessitent des traitements différents.

 

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Les chutes de pression artérielle surviennent lors des changements rapides de position. Ces baisses de pression peuvent provoquer des étourdissements ou des chutes. Il est possible de les traiter avec des mesures simples dans la vie quotidienne ou des médicaments.

Une personne sur trois avec la maladie de Parkinson ont des chutes de pression.
 

La pression artérielle est une mesure de la force utilisée par votre cœur pour pomper le sang dans votre corps. Elle augmente et diminue naturellement au cours de la journée. Elle est équilibrée dans tout le corps, des pieds au cerveau.

Ces chutes de pression, occasionnées lors des passages de la position couchée ou assise à debout, sont en fait des baisses de pression au niveau du cerveau. 

Elles peuvent entraîner plusieurs symptômes dont :

  • Des étourdissements ou un sentiment de tête légère
  • Une vision floue
  • Un sentiment de faiblesse
  • Un sentiment de confusion
  • Une perte de connaissance

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Une hallucination est une perception d’un objet ou d’un son qui n’existe pas. Ces perceptions, peu fréquentes, peuvent survenir dans les stades plus avancés de la maladie de Parkinson. Elles n’impliquent pas que vous souffrez de démence et elles peuvent se traiter.

Elles touchent près d’un tiers des gens atteints de la maladie de Parkinson

Les hallucinations peuvent être d’ordre :

  • Visuel : Personnes, surtout des proches, ou d’animaux absents.
  • Auditif : Sons, musique ou voix que les autres ne peuvent pas entendre.
  • Tactil : Sensation que quelque chose ou quelqu’un vous touche, ou est près de vous, sans que ce ne soit le cas.
  • Gustatif : Goût dans la bouche d’un aliment qui n’a pas été mangé.
  • Olfactif : Odeur que les autres ne sentent pas.

Les hallucinations visuelles sont les plus répandues chez les personnes vivant avec la maladie de Parkinson. Les hallucinations auditives, gustatives, olfactives et tactiles sont plutôt rares.

Les hallucinations sont à distinguer des illusions qui sont des pensées, des croyances ou des soucis qui n’ont pas de rapport avec la réalité.

Les hallucinations se produisent souvent dans des conditions de faible éclairage ou lorsque la personne est dans un état de conscience altéré, comme lors du passage du sommeil à l’éveil. 

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La lenteur et la diminution de la coordination des muscles qui caractérisent la maladie de Parkinson affectent également le tube digestif. Les selles deviennent plus difficile à évacuer et leur fréquence est réduite  à moins de trois par semaine. Des modifications dans les habitudes de vie et des traitements existent pour régler ce problème de constipation.

La constipation touche plus de 60% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
La constipation est fréquente dans la population générale. Mais chez les personnes vivant avec la maladie de Parkinson, les symptômes de la maladie peuvent augmenter les problèmes de constipation.

Il est possible de soulager la constipation en adoptant des changements du style de vie et des habitudes alimentaires.

La démence est un ensemble de troubles cognitifs qui évolue progressivement jusqu’à interférer avec les activités quotidiennes. Elle peut affecter les personnes vivant avec la maladie de Parkinson ou non. Toutes les personnes qui ont des troubles cognitifs légers ne seront pas atteints de démence.

Près du tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson présenteront éventuellement une  démence.
Le risque de développer de la démence augmente avec l’âge de manière significative après 75 ans, maladie de Parkinson ou non. Par contre, les personnes qui vivent avec la maladie sont plus à risque.  

L’apparition de la démence est insidieuse et sa progression est le plus souvent lente. Pendant les premières années, les personnes maintiennent leur autonomie. Leur mémoire est compromise, mais moins que dans les cas de maladie d’Alzheimer.  Par la suite, leur jugement peut être affecté; ce qui rend la gestion du quotidien compliqué. La gestion des concepts complexes ou de plusieurs tâches à la fois devient impossible. La capacité à se représenter les objets dans le temps et l’espace diminue progressivement, ce qui explique leur facilité à se perdre. Finalement, l’humeur générale des personnes et leur personnalité peuvent être amenées à changer. 

La démence se manifeste différemment selon les personnes, selon les jours et à l’intérieur même d’une même journée.

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Les personnes vivant avec la maladie de Parkinson peuvent observer des changements dans l’état de leur peau. Ces problèmes peuvent être mineurs, mais chez certains, ils peuvent affecter la qualité de vie.

Il est commun pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson d’avoir une peau huileuse, rouge, irritée et/ou floconneuse. Un changement dans la quantité de sueur peut également survenir. Bien que ces troubles soient rarement dangereux, ils peuvent être source d’inconfort et de gêne.  

Les problèmes les plus communs incluent :

  • Séborrhée
  • Dermatite séborrhéique
  • Sudation excessive
  • Trop peu de sudation
  • Mélanome

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La perte de poids est commune chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson. Elle est généralement légère ou modérée, et intervient surtout dans les stades les plus avancés de la maladie.

Il faut reconnaître au plus tôt  la perte de poids car elle peut entraîner une exacerbation des symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson. Si elle n’est pas  traitée correctement, elle peut conduire à des désordres importants, comme l’ostéoporose (fragilisation des os) ou une augmentation du risque d’infection.

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Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson ont fréquemment des problèmes de vision ou à leurs yeux. Toutefois, ces problèmes ne sont pas toujours associés à la maladie de Parkinson.

2/3 des patients ont des anomalies dans le clignement des yeux.

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La santé dentaire contribue au bien être et à la qualité de vie. Certains symptômes de la maladie de Parkinson peuvent provoquer des troubles dentaires ou buccaux.

Une bouche en bonne santé vous permet de bien mastiquer, goûter, avaler et parler correctement. Des dents fortes et saines vous permettent d’apprécier vos choix alimentaires.

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Les cauchemars et les rêves agités sont communs et inoffensifs. Par contre, les troubles du comportement en sommeil paradoxal sont caractéristiques des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Les personnes extériorisent alors physiquement leurs rêves. Leurs conjoints et elles peuvent devenir à risque de blessure.

Population générale, 40 ans et plus : >3 %
Personnes avec la maladie de Parkinson : 50 %
Les troubles du comportement en sommeil paradoxal peuvent apparaître plusieurs années avant la maladie de Parkinson. Dans ces rêves, le plus souvent déplaisants, les personnes peuvent devenir violentes physiquement ou verbalement, de manière involontaire et inconsciente.

Les manifestations les plus courantes de troubles du comportement en sommeil paradoxal sont :

  • Sonores (ex: cris, blasphèmes, rires)
  • Physiques (ex : donner des coups de pied, donner des coups de poing, battre des bras ou sauter du lit, en réponse à des rêves pleins d’actions ou violents)

Au réveil, les personnes aux prises avec ces troubles peuvent se souvenir de leurs rêves, mais pas des actions qu’elles ont posées pendant ces rêves. Ces troubles représentent un risque autant pour la personne atteinte que pour le partenaire qui partage le lit. De plus, ils peuvent être très effrayants pour ce dernier. Il est important d’en discuter et de sécuriser l’environnement de sommeil afin de réduire les risques.

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Les troubles du système digestif sont parmi les plus communs et les plus pénibles rapportés par les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson ralentit la partie basse de votre digestif, ce qui peut causer de la constipation, mais également la partie haute (c-à-d. votre estomac) pour causer des nausées, des vomissements et des ballonnements. Ceux-ci peuvent provoquer de l’inconfort mais aussi avoir un impact sur votre nutrition.

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L’intérêt pour la sexualité et les fonctions sexuelles des hommes et des femmes décroissent à partir de la cinquantaine. La maladie de Parkinson peut provoquer certains désordres psychologiques et physiques, causant des troubles sexuels qui contribuent au déclin de l’activité sexuelle.

La moitié des gens atteints de la maladie de Parkinson ont des troubles sexuels.
Les dysfonctions sexuelles rapportés par les hommes et les femmes diffèrent. Elles peuvent être embarrassantes ou frustrantes et affecter les relations conjugales.

Les troubles sexuels comprennent :

  • Dysfonction érectile (chez les hommes)
  • Douleur pendant les rapports sexuels (chez les femmes)
  • Baisse d’intérêt ou de désir sexuel
  • Difficulté à atteindre l’orgasme

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Le vieillissement est la cause majeure de nombreux troubles urinaires. La maladie de Parkinson peut aggraver certains de ces troubles. De nombreuses options existent pour traiter les troubles de la vessie hyperactive.

Un tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des problèmes reliés à la vessie.
La vessie est le réservoir qui stocke l’urine produite par les reins. Uriner implique deux processus concomitants : 1) La contraction des muscles de la vessie et 2) l’ouverture d’un clapet pour que l’urine soit évacuée.

Quand la vessie contient un certain volume de liquide, un signal réflexe est envoyé au cerveau pour l’avertir qu’il est temps d’aller aux toilettes. Le cerveau envoie alors un signal de retour pour relâcher la pression des muscles de la vessie et renforcer le tonus du clapet. Une fois aux toilettes, le cerveau commande de contracter les muscles de la vessie et d’ouvrir le clapet.

Les problèmes les plus fréquents sont liés à :
Une vessie hyperactive

  • Impression que la vessie est pleine
  • Besoin fréquent et/ou urgent d’uriner, entre autres la nuit
  • Difficulté à se retenir
  • Écoulement involontaire d’urine (incontinence)

Ou une vessie hypoactive

  • Difficulté à commencer à uriner
  • Sensation que la vessie n’est pas complètement vidée
  • Fuites urinaires

Les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson peuvent être affectées par ces deux types de problèmes.

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Certaines personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson constatent parfois une perte partielle (hyposmie) ou complète (anosmie) de leur odorat. Il leur devient alors plus difficile de détecter, identifier ou différencier les odeurs. Comme l’odorat et le goût sont intimement liés, ce dernier peut aussi être affecté.

Hyposmie population générale : 15%
Hyposmie Parkinson : 70-90%
Anosmie Parkinson : ⅓

La perte de l’odorat peut survenir plusieurs années avant les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Mais toutes les personnes aux prises avec la perte d’odorat ne vont pas développer la maladie de Parkinson.

La perte d’odorat passe souvent inaperçu. Lorsque certaines personnes parviennent à la reconnaître, très souvent elles ne l’associent pas à la maladie de Parkinson. Ce n’est qu’à l’apparition des symptômes moteurs et après avoir discuté avec leur médecin qu’elles se souviennent avoir perdu l’odorat des années avant.

 L’hyposmie et l’anosmie peuvent entraîner des répercussions dans la vie quotidienne, telles que :

  • Difficultés dans les choix alimentaires;
  • Perte d’intérêt pour l’alimentation, puis perte de poids;
  • Difficulté à identifier de potentiels dangers (toxicité, incendies…);
  • Tristesse, dépression;
  • Adhérence problématique aux normes sociales d’hygiène (odeurs corporelles plus difficiles à déceler).

La perte d’odorat représente une importante piste pour les chercheurs car elle pourrait permettre le diagnostic précoce de la maladie de Parkinson.

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La fatigue et l’endormissement pendant la journée sont communs chez les personnes âgées. La somnolence excessive, qui consiste à “cogner des clous”, est fréquente chez les personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson, dont le sommeil nocturne est souvent perturbé.

L’hypersomnolence diurne est une condition caractérisée par un sentiment d’endormissement ou un sommeil excessif durant la journée.

Vous pourriez souffrir d’hypersomnolence diurne si vous constatez fréquemment que vous :

  • vous endormez juste après le petit-déjeuner,
  • avez besoin de faire des siestes de plus de 2 heures,
  • vous endormez pendant que vous lisez ou que vous regardez la télévision,
  • “piquez du nez” pendant les conversations ou vos repas,
  • des envies soudaines de dormir quand vous mangez, en travaillant, en marchant ou en lisant (attaques de sommeil).

 Les courtes siestes après le repas et l’exercice physique n’entrent pas dans cette catégorie.

L’hypersomnolence réduit la qualité de vie en diminuant le temps disponible pour les activités significatives et en contribuant à la confusion mentale.

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Maladies aparentées

Dans l’imaginaire populaire, les tremblements sont associés à la maladie de Parkinson. Pourtant, d’autres conditions neurologiques partagent de nombreux symptômes avec le Parkinson et peuvent être confondus avec ce dernier. Il est important de faire la distinction entre ces différentes maladies.

Dans l’imaginaire populaire, le tremblement est souvent synonyme de maladie de Parkinson. C’est pourquoi la maladie de Parkinson est régulièrement confondue avec le tremblement essentiel, une maladie habituellement d’origine familiale, qui se manifeste, contrairement à la maladie de Parkinson, uniquement par un tremblement. La personne n’est alors aucunement affectée par la lenteur et la rigidité caractéristiques de la maladie de Parkinson.

La différence fondamentale entre ces deux états, la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel, réside dans le type de tremblement. Dans le premier cas, le tremblement se manifeste le plus souvent au repos et disparaît lorsque le sujet tente de faire une action. Dans le second, il est surtout présent lors de l’exécution d’une action, comme tenir une tasse. Malgré cette distinction théorique, différencier le tremblement essentiel du tremblement de repos associé à la maladie de Parkinson dans la pratique peut être complexe et demeure quelquefois une tâche difficile à réaliser.

Les syndromes parkinsoniens réfèrent à un ensemble de maladies dont certains symptômes recoupent ceux de la maladie de Parkinson, comme la lenteur, le tremblement, la raideur et les troubles d’équilibre, mais qui sont aussi accompagnés de symptômes additionnels, familièrement désignés comme des « Parkinson plus ». 

Voici la liste des différentes maladies qui peuvent être confondues avec la maladie de Parkinson : 

  • Paralysie supra-nucléaire
  • Atrophie multisystémique
  • Dégénérescence striato-nigrique
  • Atrophie olivo-ponto-cérébelleuse
  • Syndrome de Shy Drager
  • Dégénérescence corticobasale
  • Maladie à corps de Lewy

Il peut être très difficile pour le neurologue de faire un diagnostic précis en début de maladie. Les différences entre la maladie de Parkinson et un syndrome parkinsonien sont subtiles. Ainsi, la présence de symptômes non typiques de la maladie de Parkinson, comme une atteinte de la vision, des chutes précoces, des atteintes cognitives importantes, et la découverte de signes atypiques à l’examen clinique feront penser à un syndrome parkinsonien. 

Un diagnostic de syndrome parkinsonien est souvent confirmé lors d’un traitement à la lévodopa parce que, dans ce cas, il y a très peu ou pas du tout de réponse à ce traitement pharmacologique. 

L’hydrocéphalie à pression normale est causée par une accumulation de liquide dans le cerveau. Un test d’imagerie du cerveau permet de la distinguer de la maladie de Parkinson. 

Cette condition neurologique se manifeste généralement par des difficultés à marcher, des troubles cognitifs, de la démence et des troubles urinaires, symptômes partagés avec la maladie de Parkinson.

Certains médicaments peuvent entraîner un syndrome parkinsonien réversible. Ces médicaments bloquent l’activité des neurones dopaminergiques, et induisent donc artificiellement des symptômes moteurs similaires à ceux de la maladie de Parkinson.

Les médicaments qui peuvent entraîner ce syndrome sont généralement prescrits pour traiter :

  • Les troubles psychiatriques sévères;
  • Les nausées et les problèmes de mobilité intestinale;
  • Les migraines;
  • Le syndrome de Gilles de la Tourette.

L’arrêt de ces médicaments fait disparaître les symptômes

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