Lun-Ven / Mon-Fri 8h30 - 16h30

La maladie

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui se manifeste principalement par des troubles du mouvement. Contrairement à la situation qui existe dans beaucoup d’autres cas d’atteintes neurologiques, l’anomalie à la base de la maladie de Parkinson est connue. La maladie de Parkinson s’explique par la perte de cellules dans une partie du cerveau que l’on nomme la substance noire. Ces cellules sont responsables de la production de la dopamine, un élément chimique qui agit comme messager entre les cellules du cerveau impliquées dans le contrôle du mouvement, d’où son appellation de neurotransmetteur.

Au moment où le diagnostic est prononcé, on estime qu'environ 80 % des cellules produisant la dopamine ont déjà cessé de fonctionner.

La diminution significative de dopamine qui en résulte entraîne ainsi l’apparition des symptômes de la maladie de Parkinson. Heureusement, plusieurs médicaments sont aujourd’hui disponibles pour pallier le manque de dopamine. Il est donc possible de contrôler adéquatement les symptômes de la maladie et de conserver ainsi une excellente qualité de vie plusieurs années après que la maladie a été diagnostiquée. Malheureusement, aucun médicament ne peut encore ralentir ou arrêter la progression de la maladie.

Évolution de la maladie

Chaque personne atteinte de la maladie de Parkinson est unique et, comme telle, sujette à développer des symptômes différents. Cependant, étant donné qu’il s’agit d’une maladie progressive, les symptômes existants s’aggraveront, et de nouveaux symptômes pourraient se manifester.

Il est difficile d’évaluer la rapidité avec laquelle le Parkinson évoluera chez chacun. En général le premier stade de la maladie est une période de lune de miel qui peut durer de 3 à 8 ans et qui se définit par une vie pratiquement normale. C’est une période de meilleure efficacité du traitement.

Il est possible que la dégénération se produise plus vite chez les personnes qui sont plus âgées à l’apparition des premiers symptômes. Il est possible également que le Parkinson progresse moins vite quand le principal symptôme consiste en l’apparition de tremblements, surtout s’ils commencent d’un seul côté.

Vous pouvez mener une vie active tout en ayant le Parkinson, en fonction de votre âge lors de l’apparition des premiers symptômes, votre manière de gérer vos symptômes, et votre état de santé général.

Dans la plupart des cas, la maladie de Parkinson ne réduit pas l’espérance de vie. Cependant, à mesure que l’on vieillit et que la maladie progresse, les risques augmentent. Ainsi, un mauvais équilibre peut entraîner des chutes; et les problèmes de déglutition, si on les néglige, peuvent dégénérer en pneumonie. Le Parkinson est une maladie chronique (à long terme) qui nécessite une vigilance et une gestion continues pour maintenir une bonne qualité de vie

Symptômes

Moteurs

Quatre symptômes moteurs sont les principales manifestations cliniques sur lesquelles repose le diagnostic de la maladie.  Les principaux signes qui permettent de poser un diagnostic de la maladie sont la présence de deux des trois premiers symptômes mentionnés.

Le tremblement de repos
Lenteur du mouvement
La rigidité musculaire
L’instabilité posturale

Tous

Non moteurs

Beaucoup de patients ne se rendent pas compte que ces autres symptômes sont reliés à la maladie de Parkinson. Par conséquent, ils ne sont pas traités. Ces changements, connus sous le nom de symptômes non moteurs, peuvent aussi avoir un impact sur la qualité de vie.

Maladies aparentées

Le tremblement essentiel
 

Dans l’imaginaire populaire, le tremblement est souvent synonyme de maladie de Parkinson. C’est pourquoi la maladie de Parkinson est régulièrement confondue avec le tremblement essentiel, une maladie habituellement d’origine familiale, qui se manifeste, contrairement à la maladie de Parkinson, uniquement par un tremblement. La personne n’est alors aucunement affectée par la lenteur et la rigidité caractéristiques de la maladie de Parkinson. 

La différence fondamentale entre ces deux états, la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel, réside dans le type de tremblement. Dans le premier cas, le tremblement se manifeste le plus souvent au repos et disparaît lorsque le sujet tente de faire une action. Dans le second, il est surtout présent lors de l’exécution d’une action, comme tenir une tasse. Malgré cette distinction théorique, différencier le tremblement essentiel du tremblement de repos associé à la maladie de Parkinson dans la pratique peut être complexe et demeure quelquefois une tâche difficile à réaliser.

Les syndromes parkinsoniens
 

Les syndromes parkinsoniens réfèrent à un ensemble de maladies dont certains symptômes recoupent ceux de la maladie de Parkinson, comme la lenteur, le tremblement, la raideur et les troubles d’équilibre, mais qui sont aussi accompagnés de symptômes additionnels, familièrement désignés comme des « Parkinson plus ». 

Voici la liste des différentes maladies qui peuvent être confondues avec la maladie de Parkinson : 

  • Paralysie supra-nucléaire
  • Atrophie multisystémique
  • Dégénérescence striato-nigrique
  • Atrophie olivo-ponto-cérébelleuse
  • Syndrome de Shy Drager
  • Dégénérescence corticobasale
  • Maladie à corps de Lewy

Il peut être très difficile pour le neurologue de faire un diagnostic précis en début de maladie. Les différences entre la maladie de Parkinson et un syndrome parkinsonien sont subtiles. Ainsi, la présence de symptômes non typiques de la maladie de Parkinson, comme une atteinte de la vision, des chutes précoces, des atteintes cognitives importantes, et la découverte de signes atypiques à l’examen clinique feront penser à un syndrome parkinsonien. 

Un diagnostic de syndrome parkinsonien est souvent confirmé lors d’un traitement à la lévodopa parce que, dans ce cas, il y a très peu ou pas du tout de réponse à ce traitement pharmacologique. 

Pour plus d’information