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Connecté.e.s et mobilisé.e.s : le rapport d’activités est disponible !

Si la crise sanitaire a quelque peu modifié la façon de faire, elle n’a heureusement pas eu d’impacts sur les services offerts. En effet, que ce soit par téléphone, par visioconférence ou par courriel, toute l’équipe de Parkinson Montréal-Laval est restée mobilisée pour apporter aux personnes vivant avec la maladie et à leurs proches aidant.e.s, les services et le soutien dont ils et elles ont besoin.

Nous avons été très rapides à faire le virage virtuel et à accompagner nos membres dans cette transition. Par ailleurs, malgré le contexte chamboulé, notre offre de services s’est grandement diversifiée.

Durant l’année, plus de 1000 membres ont bénéficié de nos services.

Retrouvez toutes nos actions et bien plus dans le rapport d’activités 2020.

N.B : The English version will be available soon

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À deux c’est mieux : en route avec TANDEM

Parkinson Montréal-Laval lance son nouveau programme de jumelage

Pari réussi pour le projet jumelage! Après un projet-pilote de 3 mois cet hiver, qui a permis de mettre en place 10 jumelages, Parkinson Montréal-Laval passe à la vitesse supérieure avec TANDEM, un programme de jumelage entre deux personnes vivant avec la maladie de Parkinson. Le principe? Mettre en contact deux personnes désireuses de partager leur expérience, d’apprendre de l’autre et de développer des nouvelles idées pour mieux vivre avec la maladie.

Avancer à deux, c’est mieux

On le sait, si seul on va plus vite, ensemble on va plus loin! Et c’est encore plus vrai quand on est confronté à la maladie. Face au choc de l’annonce et aux difficultés qui se dessinent, le repli sur soi peut malheureusement apparaitre comme une option. Cependant, rester seul avec ses inquiétudes et ses questions n’est pas la solution! Si les proches et les soignants jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement et le soutien au quotidien, pouvoir échanger avec une personne qui traverse, ou a traversé, les mêmes épreuves s’avère souvent extrêmement enrichissant.

« Le jumelage m’a permis de mettre des mots sur mes émotions et ma colère.  En échangeant, je me suis rendu compte qu’il valait mieux apprivoiser le tout. L’importance de parler à quelqu’un qui vit aussi avec la maladie, après une annonce aussi importante que celle-là, est immense » explique Denis Dupuis diagnostiqué en 2020 et qui a participé au projet-pilote.

Trouver son équilibre

Le programme TANDEM permet aux participants de partager leurs expériences réciproques et de trouver dans ces échanges les ressources et le soutien dont ils ont besoin. Toutes les personnes peuvent participer, sans égard au nombre d’années écoulées depuis le diagnostic.

Chaque tandem s’engage à effectuer au moins trois activités (en physique ou en ligne) que les participants choisissent ensemble : un appel téléphonique, une vidéoconférence mais aussi, quand le contexte sanitaire le permettra, une séance d’activité physique, une visite au musée ou encore une rencontre au restaurant.

« Depuis trois mois, en raison de la pandémie, nos activités sont limitées à des appels téléphoniques tous les samedis pendant environ une heure. Présentement, nous avons effectué 10 appels qui nous ont permis d’échanger sur notre vécu respectif et de commencer à établir des liens amicaux » précise Francine qui vit avec la maladie depuis quelques années et qui a participé au projet-pilote.

Mis en place par notre conseillère Annie Cusson, ce programme inclut aussi un accompagnement de celle-ci à chaque étape et une boîte à outils pour favoriser les échanges et l’entraide.

Un jumelage riche en partage

Expérience unique, ce programme de jumelage s’appuie sur un ensemble de valeurs et de principes fondateurs. Eh oui, dans TANDEM, il y a :

  • Transmission

Basé sur une logique de réciprocité, le programme encourage le partage de ressources. Chaque participant transmet, au sein de son tandem, son expérience et partage son vécu et son ressenti ce qui contribue à l’enrichissement de chacun.

  • Apprentissage 

La curiosité envers l’autre est un élément clé du jumelage. Au sein de chaque tandem, les participants apprennent l’un de l’autre, et en apprenant de l’autre on apprend aussi, parfois, à mieux se connaitre.

  • Non-Jugement

L’ouverture d’esprit et le respect mutuel sont des éléments déterminants. Ces tandems doivent être des lieux sûrs dans lesquels les participants peuvent librement s’exprimer sans jamais être jugé.

  • Développement

L’objectif est aussi de stimuler chez tous les participants la reprise du pouvoir pour mieux faire face à la maladie. Le jumelage doit contribuer au développement personnel de chacun pour se sentier bien au quotidien.

  • Entraide

Considéré comme l’un des socles du programme, l’entraide permet aux participants d’être écoutés et de trouver la motivation dont ils peuvent avoir besoin. Cette entraide favorise aussi le développement de l’autonomie des participants.

  • Mouvement

L’enjeu est aussi de rester actifs et positifs! C’est pourquoi, le programme encourage la réalisation d’une multitude d’activités, dès que la situation sanitaire le permettra.

« Nous continuerons nos liens amicaux même après la fin du projet. Ce sera un atout de plus dans notre vécu de diagnostiquées pour ventiler nos inquiétudes, briser l’isolement et en apprendre davantage l’une de l’autre » explique Pierrette, récemment diagnostiquée et jumelée avec Francine.

Comment participer?

Pour participer au programme c’est simple! Il suffit de :

  • Prendre connaissance du fonctionnement du projet et engagement exigé
  • Remplir le formulaire d’inscription que vous pouvez remplir en ligne en cliquant ici ou que vous pouvez télécharger en cliquant ici et le retourner signé à Annie Cusson, servicespml@parkinsonquebec.ca

Ce formulaire permet à Parkinson Montréal-Laval d’identifier votre profil, vos besoins et vos centres d’intérêt. PML traite les demandes, analyse vos besoins et vous propose un tandem.

  • Signer le formulaire d’engagement et de consentement qui peut être téléchargé en cliquant ici

À la fin du jumelage chaque participant s’engage à contribuer à l’évaluation du programme. 

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Connect’Aide : des rencontres virtuelles mais des liens réels

Lancement d’un nouveau service de prêt de tablettes pour proches aidant.e.s

Restons connecté.e.s avec Connect’Aide! Issu d’une collaboration entre Parkinson Montréal-Laval, La Coop Ressource Informatique et La Puce Informatique, Connect’Aide est un nouveau service de prêt de tablettes électroniques destiné aux proches aidant.e.s de personnes vivant avec la maladie de Parkinson. 8 proches aidant.e.s de la région de Montréal vont ainsi bénéficier d’un prêt de tablette et d’un accompagnement personnalisé pour pouvoir participer aux activités en ligne proposées par Parkinson Montréal-Laval. Gratuit, ce service est offert durant 6 mois et comprend des données mobiles dans les cas où les proches aidant.e.s n’ont pas accès à une connexion Internet. 

Un service clé en main

Grâce à la complémentarité des trois partenaires engagés, c’est un service complet qui a pu être mis sur pied. Parkinson Montréal-Laval fournit le matériel électronique (tablette, casque avec micro intégré) et se charge d’identifier et de contacter les proches aidant.e.s pouvant bénéficier de ce service. La Coop Ressource Informatique est responsable de la configuration initiale de toutes les tablettes. Enfin, La Puce Informatique offre un accompagnement personnalisé dans l’utilisation des technologies tout au long du mois de juin. Cette formation permettra aux proches aidant.e.s de s’initier au fonctionnement de la tablette, d’apprendre à utiliser le courriel électronique et de se familiariser avec la plateforme Zoom pour participer à des vidéoconférences et avec l’application Hangouts pour discuter avec des parents et ami.e.s par appels téléphoniques ou messages textes. La formation leur permettra aussi d’intégrer des notions de base de sécurité en ligne. Enfin, des espaces virtuels seront mis à leur disposition pour qu’ils.elles puissent poser toutes leurs questions.

Et bonne nouvelle, il reste encore une place pour bénéficier de ce service. Si vous êtes, ou si vous connaissez, un.e proche aidant.e d’une personne vivant avec le Parkinson et qui réside dans la région de Montréal, contactez-nous : montreal-laval@parkinsonquebec.ca ou 514-868-0597.

Connecter les proches aidant.e.s

Avec la crise sanitaire, les organismes communautaires ont dû s’adapter et modifier leur façon de faire. Plus globalement, c’est l’ensemble de nos interactions sociales qui ont été modifiées. Les rencontres en présentiel ont progressivement été remplacées par des activités virtuelles. S’il y a un manque de contact humain, ces nouveaux procédés ont néanmoins permis de maintenir les liens. Cependant, quand on ne dispose pas du matériel informatique et des connaissances nécessaires, ce n’est pas toujours simple de maintenir les liens sociaux dans ce contexte sanitaire. L’isolement est alors un vrai danger. C’est ainsi que l’Appui pour les proches aidants de Montréal a eu l’idée de soutenir ce beau projet qui vise à améliorer l’inclusion numérique des personnes ainées.


Nos partenaires

Créé en 2009, l’Appui pour les proches aidants contribue à améliorer la qualité de vie des proches aidants et à faciliter leur quotidien en veillant notamment à ce qu’ils tirent pleinement profit des ressources mises à leur disposition.

La Coop Ressource Informatique est une entreprise d’économie sociale visant à répondre aux besoins informatiques d’organismes communautaires.

La Puce informatique est une entreprise d’économie sociale qui a pour mission d’offrir à la population de la formation sur les technologies de l’information.

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Un quotidien rythmé avec le Parkinson

3 questions à Yvan Demers qui vit avec le Parkinson depuis 6 ans

A l’occasion de la journée internationale de la danse, nous avons rencontré Yvan Demers, passionné de danse qui évoque avec poésie et humour son quotidien rythmé non pas par, mais avec le Parkinson. Il nous livre un témoignage touchant et inspirant, accompagné d’une bonne dose de bonne humeur.

Pour commencer, pourriez-vous rapidement vous présenter?

Yvan : mon nom est Yvan Demers, j’aurai 60 ans dans une quinzaine de jours et je vis avec mon ami Parki depuis six ans. Quand j’ai terminé ma carrière il y a 4 ans, j’ai « re-traité » mes priorités. Je me suis bâti un programme diversifié incluant notamment la danse. D’ailleurs, en cette journée internationale de la danse, je voudrais rendre hommage à tous les danseurs inspirants de la planète. Personnellement, je suis plutôt du style inspiré par ces danseurs et animé par divers types de musiques. Si le rythme correspond à mon état, je me laisse aller, mon corps s’assouplit. C’est comme boire la potion magique de Panoramix. Vous comprendrez ma description si je vous précise que j’ai bien aimé les aventures d’Astérix.

Comment la danse accompagne votre quotidien avec le Parkinson?

Yvan : lorsque mon ami Parki Rigidité me réveille le matin, j’ai le choix d’essayer à nouveau de dormir avec Parki Rigidité ou de me lever. Il faut savoir que Parki Rigidité a 80 ans. Il se lève doucement et frôle le mur. C’est une question d’équilibre. Il ressent une contraction sous le pied gauche. Il s’habille difficilement sans trop faire de bruit pour ne pas réveiller sa conjointe. Mais quand il est à peine 5 heures, il est trop tôt pour la médication. Parki Rigidité est très envahissant. Alors, rien de mieux que d’activer mes écouteurs sans fil et de choisir une liste de lecture sur Deezer pour l’éloigner! Parki Rigidité, c’est la personne qui s’assit sur le bord de la piste de danse et qui n’aime pas se déplacer pour toutes sortes de bonnes raisons. Je cherche alors aléatoirement le rythme qui va me faire bouger. Et hop, c’est parti! Je retrouve rapidement ma souplesse, mon équilibre et ma fluidité. Je me surprends. Pour quelques instants, j’ai trente ans et je bouge sur ma piste de danse improvisée entre la table, le comptoir et le sofa. Parki Rigidité n’en peut plus. Il part se reposer. Je suis sympathique à sa cause, mais après tout, c’est mon corps, c’est mon choix. C’est motivant de se voir bouger gracieusement (disons que le mot gracieusement est une évaluation subjective et personnelle).

Cette motivation stimule mon énergie, mais je ne peux pas danser toute la journée parce que quand je danse « j’oublie tout ». Je vis le moment présent. Une sorte de pleine conscience qu’on retrouve en méditation. À certains moments de la journée, ma tête se met à bouger comme les poupées à grosses têtes montées sur le tableau de bord d’une automobile. C’est Parki Tremblement qui vient de se joindre à moi à nouveau. C’est lui qui me fait dandiner d’un côté à l’autre. Toutefois, un bon rythme musical et un peu de place pour bouger, puis Parki Tremblement retourne s’asseoir sur un banc.

La danse fait partie d’un tout dans ma routine quotidienne avec Parki. Par exemple, les séances d’activités physiques cardio influencent mes futurs mouvements de danse et vice versa quand je danse j’améliore ma coordination et ma flexibilité pour plus d’efficacité lors des séances d’exercices physiques. Le même principe s’applique lorsque je fais du yoga et de la méditation où la respiration prend plus d’importance, etc. J’aime la variété et je suis conscient que ça évoluera dans le temps… mais je crois que la danse est là pour rester.

Et comment vous est venue cette passion pour la danse et que vous apporte-t-elle?

Yvan : récemment, une participante à un cours me demandait si j’avais fait partie du Cirque du Soleil. Ma carrière s’est plutôt déroulée à un poste en position assise dans un bureau et je n’avais ni temps ni énergie pour bouger en fin de journée. Commentaire flatteur ou moqueur? En fait, je m’en moque. À 60 ans, avec la médication et un programme incluant la danse, j’ai la chance d’avoir 30 ans et 80 ans dans une même journée. Imaginez les avantages : l’expérience et la sagesse d’un aîné, mêlées à l’énergie et à la souplesse d’un jeune adulte. Pour ce qui est du 80 ans que me confère mon ami Parki, ça me rappelle la chance que j’ai de bouger et surtout de danser avec ce qu’il reste de mieux.

Un petit mot pour la fin?

Yvan : en cette journée internationale de la danse, je remercie tous les danseurs et danseuses inspirants. Laissez-vous inspirer et dansez.

De mon côté, mon style de danse est la danse créative. En fait, je n’ai pas vraiment de style, mais j’aime bien les séances de mouvements et danse créative de Carol Jones. Ça m’inspire de nouvelles figures. Elle danse depuis une quarantaine d’années. Elle reprend certains de mes mouvements et elle me suggère des variations qui sollicitent ma coordination, ma souplesse et mon équilibre. Les résultats sont parfois étonnants et élégants.


Et n’oubliez pas, en ce mois de sensibilisation à la maladie de Parkinson, vous pouvez faire la différence grâce au don de tulipes virtuelles. C’est simple, rendez-vous sur CanaDon.org et sélectionnez l’onglet « Tulipes virtuelles » sous l’onglet « Assignez votre don à un des fonds créés par cet organisme ».

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Être proche aidant.e : ne pas s’isoler pour mieux aider

3 questions à Judith Gay, proche aidante de son mari depuis 18 ans

Le saviez-vous? Dans le grand Montréal, ce sont plus de 10 000 personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson mais ce sont 40 000 personnes qui sont touchées si on compte les proches aidants. Ce rôle de proche aidant s’impose souvent naturellement mais il s’accompagne aussi de nombreux bouleversements.

En ce mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson, nous souhaitons saluer toutes ces femmes et tous ces hommes qui s’engagent au quotidien pour apporter aide et soutien à un proche qui vit avec la maladie. Nous avons rencontré Judith Gay, proche aidante de son mari depuis 18 ans, qui nous livre un témoignage authentique et émouvant.

Et n’oubliez pas, en avril, vous pouvez faire la différence grâce au don de tulipes virtuelles. C’est simple, rendez-vous sur CanaDon.org et sélectionnez l’onglet « Tulipes virtuelles » sous l’onglet « Assignez votre don à un des fonds créés par cet organisme ».

Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer comment la maladie de Parkinson affecte votre quotidien?

Judith : la maladie de Parkinson affecte nos vies de mille et une façons.  Notre vie amoureuse, notre vie familiale, nos amis, nos activités, nos projets, rien n’est épargné.  Cela peut être minime ou prendre une très grande importance.  Alors la vie de la personne atteinte et la nôtre deviennent la vie avec le Parkinson, à chaque jour, à chaque heure.  Le corps et l’esprit sont attaqués.  Rien n’est plus comme avant et on ne sait pas ce que sera le devant.  Il faut s’adapter.

Être proche aidant, cela signifie quoi pour vous?

Judith : être proche aidant, tout est dit, là. C’est aider notre conjoint, notre proche, à conserver son autonomie, l’accompagner à travers les changements, l’écouter, prévoir, toujours s’informer, s’oublier, vivre les pertes, les petits deuils successifs, être en colère, rire, pleurer, s’inquiéter et malgré tout, espérer.

En avril nous #FleurissonsLEspoir, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes qui sont touchées par cette maladie?

Judith : après une cohabitation de 18 ans avec la maladie de Parkinson, je peux constater les hauts et les bas, ceux de mon conjoint et les miens.  Mais j’ai appris une chose, il ne faut pas s’isoler, cesser de penser que nous sommes les seuls à pouvoir aider notre conjoint.  Un jour, j’ai su que j’avais besoin d’aide si je voulais l’aider.  Avec une dose de courage et d’humilité, j’ai placé un appel à Parkinson Montréal-Laval.  Ma vie a changé, je n’étais plus seule.

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Faire entendre sa voix!

3 questions à Ingrid Verduyckt, PhD, professeure adjointe à l’École d’orthophonie et d’audiologie

Le saviez-vous? La majorité des personnes qui vivent avec la maladie de Parkinson présentent des troubles du langage : la voix peut devenir rauque ou tremblotante, l’articulation moins précise, le débit modifié…

En ce 16 avril, journée internationale de la voix, nous donnons la parole à Mme Ingrid Verduyckt, PhD, professeure adjointe à l’École d’orthophonie et d’audiologie à l’Université de Montréal. Cette passionnée de la voix nous livre un témoignage fort et optimiste, invitant les personnes vivant avec la maladie de Parkinson à faire entendre leur voix.

Et n’oubliez pas, en avril, vous pouvez faire la différence grâce au don de tulipes virtuelles. C’est simple, rendez-vous sur rendez-vous sur CanaDon.org et sélectionnez l’onglet « Tulipes virtuelles » sous l’onglet « Assignez votre don à un des fonds créés par cet organisme ».

Pour commencer, pourriez-vous rapidement vous présenter?

Ingrid : je suis belge d’origine et j’ai vécu longuement en Suède. C’est là que j’ai initié des études en orthophonie, par passion pour la voix. J’ai ensuite exercé en tant qu’orthophoniste en Suède puis en Belgique, auprès de personnes qui ont des difficultés avec leur voix. Depuis 2014, je ne suis plus orthophoniste, mais je suis professeure et chercheure à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal. Je suis passionnée par la diversité des voix, et leur unicité. Nous avons tous une empreinte vocale qui nous est propre et qui fonctionne un peu comme notre visage sonore. Notre voix est intimement liée à notre personnalité, et cela est fascinant! En 2018, j’ai eu l’occasion de rencontrer une personne membre de Parkinson Montréal-Laval qui m’a invitée aux groupes de pratique vocale qu’elle organisait pour et avec d’autres personnes vivant avec la maladie. Cette rencontre m’a sensibilisée aux difficultés vocales vécues par ces personnes et le manque d’outils disponibles et accessibles pour que celles-ci puissent agir sur leur voix. Depuis, je suis engagée auprès des associations pour les personnes avec la maladie de Parkinson et j’oriente mes recherches pour développer des outils et des ressources en voix pour leurs membres.

Pourquoi est-il essentiel pour les personnes vivant avec la maladie de Parkinson de travailler leur voix?

Ingrid : la maladie de Parkinson atteint le geste vocal et modifie la qualité de la voix. La voix peut devenir plus faible, plus fragile, instable, craquelée ou brisée, saccadée, tremblante, etc. Les mots peuvent être plus difficiles à articuler et on se fait moins bien comprendre. La voix est produite par un ensemble de muscles qui s’activent ensemble dans un mouvement rapide qui nécessite une coordination fine et précise. Avec l’âge, et d’autant plus avec la maladie de Parkinson, ce geste précis et compliqué devient plus difficile à programmer et à effectuer. Les changements dans la voix peuvent impliquer qu’on ait du mal à se reconnaître dans ce « visage sonore » qui ne nous ressemble plus et les gens autour de nous n’arrivent plus à nous comprendre aussi bien qu’avant. Cela entraîne des bris de communication et peut faire perdre le goût de parler.

Mais en parlant moins, on manque des moments pour entraîner ce geste et ces muscles de la voix. On peut alors tomber dans une spirale négative où la voix se détériore plus rapidement. Comme pour nos autres muscles et mouvements, c’est important de travailler notre voix quotidiennement, de nous assurer de faire une « promenade vocale » au moins tous les jours!  Une promenade vocale ça peut être le fait de chanter pendant 15 minutes, de lire un long texte à voix haute, de faire une marche en discutant avec une autre personne, de participer à un groupe de pratique vocale ou une chorale par exemple. Pour un entraînement spécifique et à visée thérapeutique, il est recommandé de consulter un.e orthophoniste qui pourra vous proposer un programme individualisé.

En avril nous #FleurissonsLEspoir, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes qui sont touchées par cette maladie?

Ingrid : osez! Osez faire entendre votre voix! Soyez fièr.e.s de ce qu’elle est et des liens qu’elle vous permet de tisser. Ne la jugez pas durement, choyez-là, prenez en soin comme vous pouvez! Repensez à tout ce qu’elle vous a permis de faire depuis le début de votre vie : faire entendre le nourrisson que vous étiez lorsqu’il avait faim ou besoin de réconfort, les éclats de rire qui ont résonné et réjoui vos ami.e.s, les mots d’amour que vous avez pu dire à vos proches, la colère qu’elle vous a permis d’exprimer, le réconfort qu’elle vous a aidé.e à apporter à un être aimé.

Un petit mot pour la fin?

Ingrid : votre voix est précieuse, belle, et importante, dans toutes ses formes! Les jours où elle fonctionne comme vous le voulez, et les jours où elle semble faire grève, elle mérite toujours d’être entendue et respectée!   


Retrouvez les étudiant.e.s d’Ingrid Verduyckt tous les vendredis à 16h pour l’atelier Pratique ta voix.

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Concours photos – De beaux clichés au parfum de la solidarité

À l’occasion de la journée internationale de la maladie de Parkinson, nous avons lancé sur les réseaux sociaux un concours photos! 

Comment participer? Publiez sur Facebook ou Instagram une photo de tulipes avec le hashtag #FleurissonsLEspoir et en identifiant le compte de Parkinson Montréal-Laval. Les photos peuvent aussi être envoyées à communicationspml@parkinsonquebec.ca.

Quand? Du 11 au 30 avril 2021

Le 30 avril un vainqueur sera désigné pour recevoir un bouquet de tulipes et sa photo sera utilisée pour la campagne 2022.

À vos photos!

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Exceptionnel – Groupe de soutien pour proches aidant.e.s (EN) ouvert à tous!

A vos agendas! Jeudi prochain, le 15 avril 2021, à 9h30 Marie-Pier Leclerc, une enseignante et formatrice passionnée par le bien-être et la santé mentale et physique, sera l’invitée spéciale du groupe de soutien anglais.

Pour permettre à un maximum de personnes de partager ce moment avec cette personnalité pétillante et échanger sur des sujets clés comme la confiance, la compréhension ou encore la gestion du stress, ce groupe sera exceptionnellement ouvert à toutes et à tous.

Cette conférence porte sur l’art de fixer nos limites personnelles et nous donnera à tous des outils pour développer l’estime de soi, la confiance et la bienveillance.

N’hésitez pas! Inscrivez-vous à soutienpmllaval@parkinsonquebec.ca ou au 514 868 0597 poste 523

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Le bulletin d’avril est disponible!

Il fait beau, il fait chaud, le printemps est là et avec lui notre tout nouveau bulletin!

Téléchargeable gratuitement, vous y trouverez les nouvelles de Parkinson Montréal-Laval et de nos partenaires, ainsi que la mise à jour de nos services et quelques ressources utiles.

Bonne lecture !

N.B : The English version will be available soon

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Le projet Bougez : un beau travail d’équipe!

Plusieurs partenaires se sont réunis pour développer ensemble le projet Bougez! qui a donné lieu à un pamphlet qui vise à encourager la pratique de l’activité physique par les personnes vivant avec la maladie de Parkinson.

Avec le contexte sanitaire actuel, ce projet reste plus que jamais pertinent!

Merci à nos 4 partenaires : Parkinson en mouvement, NeuroMotrix, Kinatex Sport physio Rockland et le Centre national de danse thérapie des Grands Ballets Canadiens.

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